Le Premier ministre japonais Takaichi envisage de renoncer à la visite de Yasukuni pour un an. de la fin de la Seconde Guerre mondiale

Le Premier ministre japonais Takaichi envisage de renoncer à la visite de Yasukuni pour un an. de la fin de la Seconde Guerre mondiale

Le Premier ministre japonais Sanae Takaichi envisage de s’abstenir de visiter le sanctuaire Yasukuni, lié à la guerre, pour marquer samedi l’anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont indiqué mercredi des sources proches du dossier.

Une telle visite au sanctuaire de Tokyo de Takaichi, une conservatrice connue pour sa politique étrangère belliciste, alimenterait certainement les tensions avec la Chine et créerait une rupture dans les relations avec la Corée du Sud, deux pays qui ont souffert de l’agression militaire du Japon en temps de guerre.

Les relations entre le Japon et la Chine n’ont montré que peu de signes d’amélioration depuis les remarques de Takaichi en novembre sur une éventualité à Taiwan, tandis que les relations entre le Japon et la Corée du Sud se sont améliorées ces dernières années à la suite de tensions sur des questions découlant du passé de guerre du Japon.

Le sanctuaire est depuis longtemps une source de frictions diplomatiques avec les pays voisins car il honore les dirigeants de guerre reconnus coupables de crimes de guerre par un tribunal international de l’après-Seconde Guerre mondiale, ainsi que des millions de morts au combat. Le Japon a envahi une grande partie de la Chine avant la Seconde Guerre mondiale et a colonisé la péninsule coréenne de 1910 à 1945.

Takaichi visitait régulièrement le sanctuaire shinto à des occasions clés, notamment le 15 août, anniversaire de la capitulation du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale, même lorsqu’il était ministre. Mais elle n’a pas visité le sanctuaire depuis qu’elle est devenue chef du Parti libéral-démocrate au pouvoir et Premier ministre en octobre.

Pour la fête d’automne du sanctuaire en octobre et la fête du printemps en avril, elle a fait des offrandes privées en son propre nom.

Aucun Premier ministre en exercice ne s’est rendu à Yasukuni depuis que le mentor politique de Takaichi, Shinzo Abe, l’a fait en 2013, suscitant de vives critiques de la part des pays asiatiques voisins.

Le Japon a subi des pressions politiques et économiques de la part de la Chine après que Takaichi a déclaré au Parlement qu’une invasion de Taiwan par la Chine pourrait constituer une « situation menaçant la survie » qui pourrait inciter les forces d’autodéfense japonaises à réagir en soutien aux États-Unis.