Dissolution de la chambre basse du Japon au début de la session parlementaire ordinaire

Le parti au pouvoir au Japon, le PLD, est le plus populaire parmi les électeurs aux élections générales de février (sondage)

TOKYO – Le Parti libéral-démocrate au pouvoir au Japon est le choix préféré des électeurs à l'approche des élections générales du 8 février, devançant un grand parti d'opposition nouvellement créé qui vise à contrer les conservateurs, a montré dimanche un sondage Kyodo News.

Lorsqu'on leur a demandé pour quel parti ils voteraient lors de la partie proportionnelle de l'élection, 29,2 pour cent ont choisi le PLD, dirigé par le Premier ministre Sanae Takaichi. La nouvelle Alliance réformiste centriste est arrivée en deuxième position avec 11,9 pour cent.

Selon une enquête téléphonique nationale menée samedi et dimanche, le taux d'approbation de Takaichi, qui a dissous la puissante Chambre des représentants vendredi, est tombé à 63,1 pour cent, contre 67,5 pour cent en décembre. Le taux de désapprobation est passé de 20,4 à 25,0 pour cent.

Les électeurs voteront deux fois lors des prochaines élections, la première sous Takaichi, dont le PLD a formé une coalition avec le Parti japonais de l'innovation. Un scrutin consiste à choisir un candidat dans sa circonscription et l'autre à choisir un parti politique.

Dans le sondage Kyodo, 40,0 pour cent ont déclaré qu'ils voteraient pour les candidats de la coalition au pouvoir dans leur circonscription uninominale, tandis que 22,8 pour cent préféreraient ceux du camp de l'opposition. Au total, 34,9 pour cent se sont déclarés indécis.

L'élection sera le premier test pour le nouveau parti d'opposition, une fusion du plus grand parti d'opposition, le Parti démocratique constitutionnel du Japon, et du parti Komeito, qui a rompu en octobre dernier son alliance de longue date avec le PLD, ce qui constitue un changement majeur dans le paysage politique japonais.

Pourtant, 67,0 pour cent des personnes interrogées ne placent pas d'espoir dans le nouveau parti d'opposition, un chiffre nettement supérieur aux 28,2 pour cent qui ont de l'espoir, selon l'enquête.