Le Japon supprime progressivement les cartes d’assurance maladie pour passer au système My Number ID

Le Japon supprime progressivement les cartes d’assurance maladie pour passer au système My Number ID

TOKYO – Le Japon est passé mardi à un système intégrant les fonctions de carte d'assurance maladie dans les cartes d'identification My Number, même si des défis subsistent pour étendre son utilisation.

Bien que les cartes d'assurance existantes aient expiré lundi, elles pourront toujours être utilisées dans les établissements médicaux jusqu'à la fin mars de l'année prochaine pour éviter toute confusion, les titulaires continuant à payer les 10 à 30 pour cent habituels des frais médicaux.

En attendant, ceux qui ne possèdent pas de carte My Number peuvent toujours bénéficier de soins assurés s'ils présentent une attestation prouvant leur affiliation à l'assurance maladie.

Selon le ministère de la Santé, du Travail et de la Protection sociale, le nouveau système offre des avantages tels que permettre aux établissements médicaux de consulter facilement les dossiers médicaux et les antécédents de prescription d'un patient.

Mais une série de fuites d’informations personnelles et d’erreurs d’enregistrement depuis l’introduction du système My Number ID en 2016 ont alimenté la méfiance du public, entraînant un taux d’adoption inférieur à 40 %.

Les cartes d'assurance appartenant à environ 78 millions de personnes affiliées à l'assurance maladie via leur lieu de travail ont expiré lundi. Ces cartes ont cessé d'être délivrées le 2 décembre de l'année dernière mais pouvaient encore être utilisées pendant une période de grâce d'un an.

Environ 70 pour cent des cartes des personnes inscrites au programme national d'assurance maladie — un système pour les travailleurs indépendants et les chômeurs — ont expiré fin juillet de cette année, le reste ayant expiré lundi.

Le nombre de personnes ayant enregistré leur carte My Number comme carte d'assurance maladie s'élevait à 87,3 millions, soit 88 pour cent du total des titulaires, à la fin du mois d'octobre, selon le ministère.

Mais seulement 37,1 pour cent ont utilisé ces cartes pour bénéficier d’une assurance maladie, et il reste difficile de savoir si l’expiration des cartes d’assurance existantes favorisera leur adoption.