Le Japon renforce ses règles d’utilisation des terres à proximité de 6 installations militaires américaines
Le gouvernement japonais a ajouté lundi six installations militaires américaines et d’autres installations clés à la liste des endroits où l’acquisition et l’utilisation de terrains dans les zones voisines sont soumises à des réglementations plus strictes visant à protéger la sécurité nationale.
Pour la première fois, des bases militaires américaines ont été ajoutées à la liste des sites, qui s’élève désormais à 399 en vertu de la loi sur l’utilisation des terres promulguée en 2021. Les six sites, dont deux dépôts de munitions dans la préfecture d’Hiroshima, font partie des 180 sites nouvellement désignés à travers le pays. 25 des 47 préfectures du pays.
C’est la troisième fois que le gouvernement réglemente la manière dont les terres peuvent être utilisées dans un rayon d’un kilomètre de sites tels que des installations liées à la défense et des infrastructures clés telles que des aéroports et des centrales électriques, en plus des îles isolées. La loi a été promulguée après que le Parti libéral-démocrate au pouvoir a appelé à des réglementations plus strictes sur l’utilisation de ces terres ainsi que sur les achats étrangers de ces terres.
Certains partis d’opposition ont exprimé leurs inquiétudes concernant la loi, affirmant qu’elle pourrait restreindre les droits des citoyens ou que le gouvernement pourrait en abuser pour réglementer des activités légitimes telles que les rassemblements autour des bases militaires américaines.
Les sites nouvellement désignés comprennent le ministère de la Défense à Tokyo, le nouvel aéroport de Chitose à Hokkaido et la centrale nucléaire d’Ikata dans la préfecture d’Ehime.
La loi habilite les autorités à contrôler la propriété des terrains à proximité des installations désignées et à réglementer les activités sur place pour éviter toute interférence avec le fonctionnement des installations, comme le brouillage radio.
Toute violation de l’ordre gouvernemental est passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans ou d’une amende pouvant aller jusqu’à 2 millions de yens (13 800 dollars).
Le gouvernement prévoit déjà d’ajouter 184 sites supplémentaires dans 28 préfectures pour approbation finale par un groupe d’experts.

