L'employé japonais d'Astellas incarcéré dans une prison chinoise sera libéré en décembre.

L’employé japonais d’Astellas incarcéré dans une prison chinoise sera libéré en décembre.

Un employé japonais d’Astellas Pharma Inc. détenu dans une prison chinoise pour espionnage devrait être libéré en décembre, ont indiqué samedi des sources proches des relations sino-japonaises.

L’employé de la société pharmaceutique japonaise, âgé d’une soixantaine d’années et arrêté en mars 2023, a été condamné par le tribunal populaire intermédiaire n°2 de Pékin en juillet 2025 à trois ans et six mois de prison.

Il purgerait la totalité de sa peine, ce qui inclut une partie de la période comprise entre sa détention et le jugement. Il sera probablement expulsé vers le Japon immédiatement après sa libération prévue, selon les sources.

Les tensions sino-japonaises sont restées vives depuis une dispute diplomatique suite aux remarques du Premier ministre japonais Sanae Takaichi sur Taiwan.

L’homme a été arrêté juste avant son retour prévu au Japon. Un diplomate japonais présent au procès a déclaré qu’il ne pouvait pas révéler les détails du jugement à la demande du condamné.

D’autres sources proches du dossier ont déclaré qu’il avait plaidé coupable après que les autorités chinoises lui aient expliqué la procédure légale consistant à plaider coupable menant à une peine plus légère.

Il avait été cadre au sein de l’unité chinoise de la société pharmaceutique et haut fonctionnaire de la Chambre japonaise de commerce et d’industrie en Chine.

Plus tôt cette année, deux employés japonais de Fuji Electric Co. ont été arrêtés en Chine, probablement pour avoir tenté d’importer des produits liés aux terres rares à l’étranger, après que Pékin a renforcé les contrôles sur les expéditions à destination du Japon d’articles à double usage pouvant être utilisés à des fins civiles et militaires, y compris les terres rares.

Le gouvernement japonais a ensuite confirmé leur détention en mai dans la ville portuaire de Dalian, dans le nord-est du pays, pour avoir prétendument violé une loi sur la contrebande de marchandises interdites à destination ou en provenance du pays, sans divulguer plus de détails pour des raisons de confidentialité.