Un panel du gouvernement japonais propose d'introduire la garde partagée après le divorce

Un panel du gouvernement japonais propose d’introduire la garde partagée après le divorce

Un sous-comité du gouvernement japonais a proposé mardi des révisions juridiques qui permettraient la garde parentale conjointe des enfants après un divorce, marquant le premier pas vers l’introduction d’un système qui est une pratique courante dans de nombreux autres pays.

Cette proposition intervient dans un contexte d’attention accrue portée aux âpres batailles pour la garde entre parents divorcés, de nombreux ex-conjoints étant incapables de voir leurs enfants en raison de la politique actuelle de garde exclusive du Japon.

Le projet de proposition sur la garde d’enfants après le divorce présenté par la sous-commission du droit de la famille du Conseil législatif du ministère de la Justice recommande que les parents décident ensemble s’ils ont la garde exclusive ou conjointe de leurs enfants, les tribunaux de la famille n’intervenant qu’en cas de litige.

Les partisans de la garde conjointe soutiennent que le système est plus pertinent compte tenu de la diversification des relations familiales en permettant aux deux parents de s’impliquer dans l’éducation de leur enfant après un divorce.

Mais des inquiétudes persistent quant au fait que le système pourrait également perpétuer la violence ou les abus domestiques en forçant un contact continu avec un ex-conjoint.

Un projet intérimaire de novembre dernier incluait également l’option de maintenir le système actuel de garde parentale exclusive, ce qui signifie que la dernière proposition pourrait encore subir des modifications après de nouvelles discussions au sein de la sous-commission.

De nombreux pays reconnaissent déjà la garde conjointe des enfants en cas de divorce de leurs parents, et des voix se font entendre au sein du parti libéral-démocrate au pouvoir pour que des réformes juridiques soient discutées lors de la session parlementaire ordinaire de l’année prochaine.

Le projet de proposition suggère que si les parents ne parviennent pas à un accord sur la garde de leurs enfants, la question sera tranchée par les tribunaux de la famille en fonction de la dynamique au sein de chaque famille, les cas de violence domestique et d’abus étant pris en compte dans la décision.

En garde conjointe, les deux parents ont le droit de prendre les décisions quotidiennes concernant leur enfant, telles que celles concernant son éducation et son traitement médical.

La proposition suggère également l’introduction d’un système de paiement obligatoire de la pension alimentaire pour les enfants et la mise en place de meilleurs mécanismes juridiques pour saisir les actifs dans certains cas.