Les prix à la consommation de base au Japon en décembre augmentent de 2,3% sur un an
Les prix à la consommation de base au Japon ont augmenté de 2,3% en décembre par rapport à l’année précédente, a annoncé vendredi le gouvernement, l’indicateur clé de l’inflation restant supérieur à l’objectif de 2% de la Banque du Japon pour le 21e mois.
Le rythme de croissance de l’indice national des prix à la consommation, qui exclut les produits alimentaires frais volatils, a ralenti par rapport à 2,5% en novembre. Mais sur une base annuelle, il a augmenté de 3,1%, un niveau jamais vu depuis 1982 et qui reste au-dessus de l’objectif de la BoJ pour la deuxième année consécutive.
La BoJ s’attend à ce que l’inflation continue de ralentir dans les mois à venir en raison de l’atténuation des effets de la hausse des coûts de l’énergie et des matières premières importées, imputées à la récente crise du coût de la vie.
Ce pays aux ressources limitées se trouve à un point critique alors que la banque centrale persiste à assouplir sa politique monétaire jusqu’à ce qu’elle puisse voir une inflation poussée par les coûts se transformer en une inflation tirée par une demande plus forte et une croissance des salaires.
L’IPC de base, qui exclut à la fois l’énergie et les aliments frais, a augmenté de 3,7 pour cent.
Parmi les éléments qui ont fait grimper l’IPC de base en décembre figurent les prix des denrées alimentaires non périssables qui ont augmenté de 6,2 pour cent et les frais d’hébergement, qui ont bondi de 59,0 pour cent dans un contexte de reprise du tourisme suite à la levée des restrictions liées au COVID-19.
Les prix de l’énergie ont chuté de 11,6 pour cent, celui de l’électricité de 20,5 pour cent et celui du gaz de ville de 20,6 pour cent, en raison des subventions gouvernementales destinées à réduire les factures de services publics des ménages.
Le ralentissement progressif de l’inflation intervient alors que le marché s’attend à ce que la BoJ mette fin à sa politique de taux d’intérêt négatifs dès ce printemps, après avoir confirmé que la dynamique de croissance des salaires reste intacte.
De nombreux observateurs de la BoJ ne s’attendent à aucun changement lors de sa réunion de politique monétaire la semaine prochaine, lorsque la banque centrale publiera de nouvelles prévisions d’inflation.
Les chefs d’entreprise semblent disposés à augmenter les salaires lors des négociations salariales annuelles avec les syndicats qui débuteront la semaine prochaine, même si l’incertitude demeure quant à savoir si les petites et moyennes entreprises pourront suivre le rythme des plus grandes.

