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Les nouveaux navires MSDF annoncent le transfert d’opérations majeures vers des équipages plus petits

Les efforts de la Force maritime d'autodéfense visant à réduire les effectifs et à accroître l'efficacité ont franchi une étape importante avec le déploiement officiel d'une nouvelle classe de navires de patrouille offshore lors d'une double cérémonie de dénomination et de lancement à Yokohama.

Le navire de tête, baptisé Sakura, et le navire jumeau Tachibana sont compacts, légèrement armés et conçus pour fonctionner avec un petit équipage. Les deux devraient entrer en service entre janvier et février 2027.

Les navires MSDF ont été dévoilés le 13 novembre au chantier naval Isogo Works du grand constructeur naval Japan Marine United Corp.

Cette nouvelle génération de navires MSDF reflète un changement stratégique vers des opérations permettant d'économiser de la main-d'œuvre dans un contexte de pénurie chronique de personnel et de pression croissante sur la flotte japonaise en raison de l'expansion des patrouilles régionales.

D'une longueur de 95 mètres et d'un déplacement standard de 1 900 tonnes, les deux navires doivent servir d'avant-garde à une flotte de 12 navires qui sera construite au cours de la prochaine décennie. Ils visent à renforcer la surveillance maritime du Japon en réponse à une activité accrue dans les mers environnantes, notamment en provenance de Chine.

Équipés de fonctions de navigation autonomes et d'une configuration d'armes simplifiée, les navires sont optimisés pour des opérations très efficaces avec un équipage de seulement 30 personnes. La MSDF explore également la possibilité de missions entièrement sans pilote à l'avenir.

Les navires de patrouille offshore sont spécialement conçus pour les missions d'application de la loi, de sécurité des frontières et de surveillance dans les eaux entourant le Japon. Leur introduction a été intégrée au programme de renforcement de la défense décrit dans les trois documents clés sur la sécurité nationale approuvés par le Cabinet fin 2022.

Compte tenu de la position maritime de plus en plus affirmée de la Chine, le Japon a jusqu'à présent alloué 35,7 milliards de yens (226 millions de dollars) à sa nouvelle unité de patrouille. La construction est en cours sur quatre des 12 navires.

Le Japon a eu du mal à répondre à la demande croissante d’opérations de patrouille et de surveillance ces dernières années.

La MSDF est appelée à déployer non seulement des destroyers, mais aussi des navires de ravitaillement et des dragueurs de mines pour les patrouilles régionales de routine, étirant ainsi ses ressources et empiétant sur le temps nécessaire à la formation essentielle et à d’autres missions essentielles.

À ces défis s’ajoutent les pénuries chroniques de personnel dues, en partie, aux longs déploiements en mer, qui rendent les MSDF moins attrayantes pour les recrues potentielles. En conséquence, « l'économie de main-d'œuvre » et « l'efficacité » sont devenues des priorités centrales dans la stratégie maritime du Japon.

Parallèlement aux nouveaux navires de patrouille, la MSDF a mis en service une nouvelle classe de navires d'escorte multimissions qui fonctionnent avec environ la moitié de l’équipage requis pour les destroyers conventionnels.

Ces frégates de classe Mogami sont communément appelées FFM (frégate multi-mission), et la désignation résume leur polyvalence en tant que navires de guerre compacts, furtifs et hautement automatisés, capables de gérer un large éventail de missions.

Au printemps, le Japon a également lancé le très inhabituel Maritime Transport Group, une unité conjointe des Forces d'autodéfense dédiée au transport maritime et à la logistique.

L'unité constitue une rupture notable avec la tradition puisque le personnel des Forces terrestres d'autodéfense représente environ 90 % de l'équipage, remplaçant les marins de la MSDF dans le cadre de réformes structurelles et matérielles plus larges.