Le vice-chef de la GSDF puni pour avoir utilisé une voiture officielle lors de la visite à Yasukuni
Le ministère japonais de la Défense a sanctionné vendredi le vice-chef d’état-major des Forces terrestres d’autodéfense et deux autres personnes pour avoir utilisé des voitures officielles lors de leur visite de groupe au sanctuaire Yasukuni, lié à la guerre, à Tokyo, souvent considéré comme un symbole du militarisme passé du pays.
Le ministère a toutefois ajouté que la visite elle-même au sanctuaire shinto le 9 janvier était une visite privée et « basée sur leur libre arbitre », et n’était donc soumise à aucune sanction. Le voyage a été effectué par 22 membres de la GSDF au total, dont le lieutenant-général Hiroki Kobayashi, vice-chef d’état-major.
Le ministère enquêtait pour savoir si leur action violait une directive émise par le vice-ministre de la Défense de l’époque en 1974, interdisant les visites collectives des membres des FDS dans un établissement religieux.
Selon le ministère, Kobayashi avait invité ses collègues à prendre un après-midi libre pour visiter le sanctuaire, situé à 30 minutes à pied de leur lieu de travail.
Kobayashi et ses deux collègues ont reçu des réprimandes, tandis que le général Yasunori Morishita, chef d’état-major de la GSDF, et trois membres du personnel ont reçu un avertissement écrit car ils ont été tenus pour responsables en fin de compte. Deux autres membres du GSDF ont été avertis verbalement.
Bien que Morishita et Kobayashi aient donné leur accord pour que leurs noms soient rendus publics, le ministère s’est abstenu d’identifier les sept autres policiers sanctionnés car cela pourrait porter atteinte à leur liberté de religion.
Les visites passées au sanctuaire Yasukuni par des législateurs japonais ont été une source de frictions diplomatiques avec la Chine et la Corée du Sud, car le sanctuaire rend hommage aux morts de la Seconde Guerre mondiale, notamment aux dirigeants japonais reconnus coupables de criminels de guerre par un tribunal international.

