Le programme CSRN remanié est lancé pour stimuler la vague d’investissement au Japon
Le Japon a réorganisé lundi son programme d’investissement en actions en franchise d’impôt NISA pour les particuliers, renforçant ainsi les efforts du pays pour encourager le passage de l’épargne aux investissements sur le marché des actions.
Le nouveau programme de compte d’épargne individuel Nippon étend les limites d’investissement annuelles et étend la période d’exonération fiscale de 20 ans maximum à une durée indéterminée.
La réforme reflète « la nouvelle forme de capitalisme » prônée par le Premier ministre Fumio Kishida, qui vise à doubler les actifs financiers détenus par les ménages japonais, qui ont conservé environ la moitié de leurs quelque 2 100 000 milliards de yens (15 000 milliards de dollars) d’actifs en espèces à partir de 2017. Septembre.
Introduit en 2014 et inspiré du système britannique de comptes d’épargne individuels, le programme NISA permet aux investisseurs de négocier des actions et des fiducies de placement via des comptes dédiés auprès d’institutions financières.
Dans le cadre du nouveau cadre de croissance et de « tsumitate », ou d’économies, le CSRN sera introduit à la place des précédents programmes généraux et tsumitates du CSRN.
Auparavant, les comptes généraux NISA permettaient des investissements annuels allant jusqu’à 1,2 million de yens dans des actions nationales et étrangères, des fonds négociés en bourse et des fiducies de placement immobilier, tandis que les comptes tsumitate conçus pour les fonds communs de placement à long terme avaient un plafond de 400 000 yens.
Les deux types prévoyaient des exonérations d’impôt sur le revenu de l’impôt japonais sur les plus-values de 20 pour cent, valables pendant cinq ans pour le NISA général et 20 ans pour le NISA tsumitate.
Dans le cadre révisé, le plafond annuel global des investissements soumis à l’exonération fiscale est désormais fixé à 3,6 millions de yens, le quota d’investissement de croissance étant plafonné à 2,4 millions de yens.
En outre, les particuliers peuvent détenir jusqu’à 18 millions de yens sur leurs comptes NISA, avec un statut d’exonération fiscale permanente, une révision drastique par rapport aux exonérations précédentes limitées dans le temps.
Une autre mise à jour du système est la possibilité de réutiliser les quotas d’investissement après la vente d’actifs, une fonctionnalité non disponible dans l’ancien CSRN.
Au Japon, à la fin septembre, seulement 18 % environ des actifs financiers des ménages étaient détenus en actions et en fiducies d’investissement, selon les données de la Banque du Japon publiées en décembre.
En 2022, le gouvernement s’est fixé pour objectif de doubler le nombre de comptes CSRN et leurs achats, pour les porter respectivement à 34 millions et 56 000 milliards de yens, d’ici cinq ans.

