Le Japon va lancer une sonde sur la première mission mondiale d'échantillonnage de la lune martienne

Le Japon va lancer une sonde sur la première mission mondiale d’échantillonnage de la lune martienne

TOKYO — L’Agence japonaise d’exploration aérospatiale a annoncé jeudi son intention de lancer une sonde spatiale plus tard cette année dans le cadre d’une première mission mondiale visant à collecter des échantillons, notamment de la roche et du sable, sur l’une des lunes de Mars et à les ramener sur Terre.

La sonde devrait être lancée à bord de la fusée H3 n°10 depuis le centre spatial de Tanegashima, à Tanegashima, une petite île du sud-ouest du Japon, à 4 h 41 le 20 octobre pour la mission d’exploration des lunes martiennes, ou MMX.

Le lancement était initialement prévu pour 2024, mais a été reporté après l’échec du vol inaugural de la fusée H3 n°1 l’année précédente.

Le vaisseau spatial se dirigera vers Phobos, la plus grande des deux lunes de Mars, qui orbite à environ 6 000 kilomètres au-dessus de la surface de Mars et a un diamètre d’environ 20 à 30 kilomètres. La sonde devrait revenir sur Terre au cours de l’exercice 2031.

MMX est une mission internationale conjointe visant à étudier l’origine des lunes de Mars et à développer des technologies pour l’exploration spatiale future.

Le vaisseau spatial se compose de trois modules pour le voyage vers Mars, l’exploration de Phobos et le voyage retour, et pèsera 4 480 kilogrammes au lancement. Il dispose de quatre jambes d’atterrissage et mesure environ 5,3 mètres de haut, avec une largeur d’environ 9 mètres lorsque ses panneaux solaires sont déployés.

La fusée H3 n°10 transportant la sonde utilisera la « configuration 2-4 », la version la plus puissante de la fusée avec la plus grande capacité de propulsion.

Si tout se passe comme prévu, le vaisseau spatial entrera en orbite autour de Mars environ un an après son lancement et commencera ses observations. Un rover développé conjointement par des équipes françaises et allemandes se posera ensuite sur Phobos, après quoi le vaisseau spatial tentera lui-même deux atterrissages et collectera plus de 10 grammes de sable.

À son retour sur Terre, le vaisseau spatial lâchera une capsule contenant les échantillons collectés qui seront récupérés en Australie.