Le Japon va étendre son soutien au « Global South » pour lutter contre la Chine et la Russie
Le Japon a décidé jeudi de renforcer son soutien aux infrastructures pour les pays émergents et en développement, appelés « Sud global », dans le but de réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine et de la Russie pour les matériaux et composants vitaux pour les batteries et les panneaux solaires.
En mettant à jour sa stratégie d’expansion des exportations d’infrastructures, le gouvernement s’est également abstenu de mentionner la coopération économique avec la Russie pour la deuxième année consécutive, car Moscou est en guerre avec l’Ukraine depuis février 2022.
Lors du sommet du Groupe des Sept qui s’est terminé le 21 mai à Hiroshima, les dirigeants des économies avancées ont convenu d’établir un cadre d’ici la fin de cette année pour renforcer la chaîne d’approvisionnement des produits liés aux énergies renouvelables pour les pays émergents et en développement.
Dans sa stratégie révisée, l’administration du Premier ministre Fumio Kishida s’est engagée à accélérer le soutien dans les pays du Sud pour le développement des infrastructures, y compris les bases de fabrication et les réseaux de transport, ainsi que l’utilisation de l’hydrogène et de l’ammoniac.
Le Japon, quant à lui, a abandonné son plan d’approfondissement de la coopération économique avec la Russie dans des domaines tels que le développement portuaire, le traitement médical et les énergies renouvelables, présenté par le Premier ministre Shinzo Abe lors de discussions avec le président Vladimir Poutine en 2016.
Le gouvernement s’est fixé pour objectif dans sa stratégie 2020 d’augmenter la valeur des commandes d’infrastructures pour les entreprises japonaises à 34 000 milliards de yens (243 milliards de dollars) d’ici 2025. La valeur s’élevait à 24 400 milliards de yens en 2020.

