Le Japon lance un système de garderies quel que soit le statut professionnel des parents
TOKYO – Le Japon a commencé mercredi à mettre en œuvre un système public qui permet aux enfants de fréquenter une garderie jusqu'à 10 heures par mois, quel que soit le statut d'emploi des parents, dans le cadre d'une initiative plus vaste visant à atténuer le stress lié à la garde des enfants alors que le nombre de naissances continue de diminuer.
Le système cible les enfants âgés de 6 mois à moins de 3 ans qui n'étaient auparavant pas éligibles aux services de garde dans les garderies agréées si l'un des parents était au chômage. Selon une agence gouvernementale, environ 60 % des enfants de cette tranche d’âge n’étaient pas inscrits dans de tels établissements au cours de l’exercice 2023.
Le programme est offert aux ménages dont les parents restent à la maison ou qui sont en congé de garde d'enfants. Chaque établissement peut fixer ses propres tarifs, avec une limite d'environ 300 yens (environ 1,89 $) de l'heure. L'utilisation est limitée à 10 heures par mois et par enfant.
Les enfants seront pris en charge dans des garderies et des jardins d'enfants agréés. Les personnes handicapées seront également acceptées.
Les parents qui souhaitent utiliser le programme peuvent postuler via leur municipalité ou sur le site Web du programme, et après avoir trouvé un établissement approprié, ils doivent soumettre une demande.
L'Agence pour l'enfance et les familles espère que le programme favorisera le développement des enfants en leur permettant d'interagir avec des personnes extérieures à leur famille. Le programme réduira également le fardeau des parents en matière de garde d’enfants et préviendra l’isolement social.
Le programme a été mis en œuvre à titre expérimental dans certaines municipalités à compter de l’exercice 2024. En décembre 2025, 231 municipalités l’avaient adopté.
À l’inverse, il existe une pénurie chronique de personnel sur place, y compris d’employés de crèches, ce qui fait craindre une augmentation de la charge de travail.
Une mesure transitoire a été mise en place jusqu’à l’exercice 2027 pour aider les communes qui pourraient avoir des difficultés à sécuriser les installations et le personnel des crèches. Dans le cadre de cette mesure, ils peuvent fixer la limite d'utilisation entre trois et 10 heures par mois.
Trente-six municipalités réparties dans 18 préfectures prévoient de fixer la limite en dessous de 10 heures au cours de l'exercice 2026.
Le gouvernement accorde des subventions de fonctionnement aux installations qui mettent en œuvre le programme. Au cours de l'exercice 2026, la subvention sera de 1 700 yens par heure par enfant de moins d'un an et de 1 400 yens par enfant de 1 à 2 ans.
Des paiements supplémentaires seront fournis si les établissements acceptent des enfants handicapés ou proposent des consultations aux parents ayant des problèmes de garde d'enfants.
La moitié du financement proviendra de fonds publics, tandis que l’autre moitié sera couverte par la contribution d’aide à la garde d’enfants, qui sera collectée en supplément des primes d’assurance maladie publique à partir de l’exercice 2026.

