Le Japon envisage d’ajouter le secteur de l’aviation à son nouveau programme pour les travailleurs étrangers
TOKYO – Le gouvernement japonais a proposé mercredi d’ajouter le secteur de l’aviation à son nouveau programme de formation et d’emploi des travailleurs étrangers qui devrait démarrer en avril 2027, alors que le pays cherche à garantir la main-d’œuvre dans les secteurs confrontés à de graves pénuries de main-d’œuvre.
L’expansion prévue, présentée à un panel d’experts, porterait à 18 le nombre d’industries couvertes par le programme, parmi lesquelles figurent déjà les soins infirmiers, l’agriculture et l’hébergement. Le gouvernement espère approuver le cadre lors d’une réunion du Cabinet en décembre.
Le programme Emploi pour le développement des compétences, qui remplacera le programme controversé de formation de stagiaires techniques destiné aux étrangers, encourage les travailleurs étrangers à passer au statut de travailleur qualifié spécifié après avoir travaillé pendant trois ans en principe, leur permettant ainsi de travailler au Japon pendant des périodes plus longues.
Le gouvernement attribuerait 300 des 4 900 places disponibles dans le secteur de l’aviation sous le statut de travailleur qualifié spécifié de type I au nouveau programme, selon l’Agence des services d’immigration.
Les emplois éligibles dans le secteur incluraient la manutention au sol dans les aéroports, comme le chargement de marchandises.
Le panel a également discuté du secteur de la restauration, où le gouvernement a effectivement suspendu les nouvelles admissions dans le cadre du programme des travailleurs qualifiés spécifiés de type I depuis avril, alors que le nombre de travailleurs approche le plafond de 50 000.
La suspension a contraint certaines entreprises à revoir leurs projets d’embauche de travailleurs étrangers, suscitant des inquiétudes quant à la pénurie de main-d’œuvre dans l’industrie.
Le gouvernement a déclaré qu’il n’avait constaté « aucun changement majeur dans les conditions économiques » justifiant une limite plus élevée et qu’il maintiendrait le quota actuel de 50 000 travailleurs jusqu’à la fin de l’exercice 2028.
La restriction a été introduite après que le nombre de travailleurs étrangers ayant le statut de type I dans le secteur de la restauration ait atteint environ 46 000 fin février.

