Le budget de la défense du Japon pour l'exercice 2024 augmente pour atteindre un niveau record de 7 900 milliards de yens

Le budget de la défense du Japon pour l’exercice 2024 augmente pour atteindre un niveau record de 7 900 milliards de yens

Le gouvernement japonais a approuvé vendredi un budget de défense record de 7 900 milliards de yens (56 milliards de dollars) pour l’exercice 2024, alors que le pays continue d’investir dans des capacités de frappe à plus longue portée dans le cadre d’un plan quinquennal visant à réorganiser fondamentalement sa posture de défense.

Le projet de budget initial pour le prochain exercice budgétaire qui commence en avril a bondi de 16,5 % par rapport au précédent record de 6 800 milliards de yens pour l’exercice 2023 en cours et a marqué une augmentation pour la 12e année consécutive.

Le plan de dépenses est conforme à la décision du gouvernement à la fin de l’année dernière d’investir un total de 43 000 milliards de yens dans les dépenses de défense de 2023 à 2027, dans un contexte de défis de sécurité croissants en Chine et en Russie, ainsi que du développement nucléaire et de missiles de la Corée du Nord.

Le Japon vise également à doubler son budget annuel de sécurité pour le porter à environ 2 % de son produit intérieur brut, après avoir longtemps maintenu ses dépenses autour de 1 % – soit environ 5 000 milliards de yens – à la lumière de sa position exclusivement axée sur la défense sous le régime pacifiste d’après-guerre. Constitution.

Pour le budget de l’exercice 2024, environ 734,0 milliards de yens ont été réservés au développement de capacités dites de contre-attaque permettant d’atteindre des cibles en territoire ennemi, notamment des rampes de lancement de missiles et des armes à distance pouvant viser des navires et des troupes en dehors de leur champ de tir.

Parmi les 734 milliards de yens, 96,1 milliards de yens ont été réservés à l’acquisition d’une version améliorée du missile guidé sol-navire de type 12 de la Force terrestre d’autodéfense, avec une portée étendue de 1 000 kilomètres.

La GSDF commencera à déployer les missiles au cours de l’exercice 2025, un an plus tôt que prévu initialement.

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Plus de 80 milliards de yens seront consacrés à l’investissement dans le développement et la fabrication de missiles à guidage hypersonique, et environ 32,3 milliards de yens seront consacrés au développement de nouveaux missiles sol-navire et sol-sol à guidage de précision.

Environ 200 millions de yens seront utilisés pour modifier les destroyers de la Force d’autodéfense maritime afin qu’ils puissent transporter des missiles de croisière Tomahawk.

Le gouvernement japonais prévoit de commencer à acheter aux États-Unis 400 Tomahawks, dotés d’une portée d’attaque d’environ 1 600 km, au cours de l’exercice 2025.

Pour renforcer les capacités de défense antimissile du Japon, 373,1 milliards de yens ont été alloués à la construction de deux destroyers Aegis supplémentaires qui devraient être mis en service au cours des exercices 2027 et 2028 comme alternative à un plan abandonné de déploiement du système terrestre Aegis Ashore.

Sur la base d’un accord conclu plus tôt cette année avec les États-Unis pour développer des intercepteurs à phase glissante, un nouveau type de missile capable d’intercepter des armes hypersoniques, 75,7 milliards de yens ont été alloués.

En prévision d’une intervention d’urgence près des îles isolées du Japon s’étendant du sud-ouest de Kyushu à Taiwan, 565,3 milliards de yens ont été obtenus pour renforcer les capacités d’envoi rapide de personnel et de matériel de transport, notamment l’achat de trois péniches de débarquement.

Deux frégates d’un nouveau type, équipées de missiles à longue portée et de capacités anti-sous-marines améliorées et autres, seront également construites, avec 174,0 milliards de yens qui seront dépensés au cours du prochain exercice financier.

Dans le cadre du projet de co-développement d’avions de combat de nouvelle génération avec la Grande-Bretagne et l’Italie d’ici 2035, 64,0 milliards de yens ont été prévus.

Dans le but de promouvoir des études sur des technologies de défense révolutionnaires au Japon, environ 822,5 milliards de yens ont été alloués, notamment pour créer un institut de recherche sur le modèle de l’agence américaine de projets de recherche avancée de défense, connue sous le nom de DARPA.