La garde parentale conjointe entre en vigueur au Japon
TOKYO – Une loi révisée au Japon autorisant la garde parentale conjointe après un divorce est entrée en vigueur mercredi, dans le but de permettre aux deux parents de jouer un rôle dans l'éducation des enfants dans un contexte familial de plus en plus diversifié.
Dans le cadre du premier changement apporté à la loi sur la garde parentale depuis 1947, le Code civil japonais permet aux parents divorcés de choisir entre la garde exclusive ou conjointe, un changement par rapport au système actuel qui autorise la garde par un seul parent. La nouvelle loi peut également s'appliquer rétroactivement à ceux qui ont déjà divorcé.
Ce changement intervient dans un contexte de critiques mondiales concernant les cas d'enlèvement parental impliquant des conjoints japonais qui ont retiré leurs enfants à des partenaires étrangers, rendant difficile pour ces parents de maintenir des liens avec leurs enfants.
La révision introduit également de nouvelles mesures contre les pensions alimentaires impayées pour les enfants, notamment des paiements provisoires de 20 000 yens (126 dollars) par mois et par enfant si aucun accord n'est trouvé lors du divorce.
Les parents décideront généralement entre eux s'ils optent pour une garde exclusive ou conjointe, mais en cas de litige, un tribunal aux affaires familiales intervient et détermine les modalités de garde.
Dans les cas où des violences domestiques ou des abus de la part d'un parent sont suspectés, l'autre parent se voit accorder la garde exclusive. Des inquiétudes ont toutefois été soulevées quant à la capacité des tribunaux de la famille à rendre des jugements appropriés lorsque les preuves de violence domestique ne sont pas toujours disponibles.
En cas de garde partagée, les deux parents doivent généralement parvenir à un accord sur les questions importantes, mais cela n'est pas requis pour les questions quotidiennes telles que les repas et les activités parascolaires ou en cas d'urgence.
Pour répondre au problème croissant des pensions alimentaires impayées pour les enfants, la révision introduit également un privilège légal qui permet à un parent de saisir les actifs de l'autre parent avec priorité sur les autres créanciers, même sans médiation du tribunal de la famille. Le montant est plafonné à 80 000 yens par mois et par enfant.

