La chambre basse du Japon adopte un projet de loi pour réformer la loi sur les crimes sexuels
La chambre basse du Japon a adopté mardi un projet de loi visant à relever l’âge du consentement sexuel de 13 à 16 ans afin de protéger les enfants contre les abus sexuels dans le cadre des réformes du Code pénal du pays.
Le projet de loi, qui criminalisera également les délits sexuels même en l’absence de violence physique ou de coercition, sera envoyé à la chambre haute après avoir reçu le consentement unanime de la Chambre des représentants.
Les modifications rendront les jupes et la capture d’images subreptices des organes génitaux ainsi que le toilettage par l’offre de paiements aux enfants de moins de 16 ans punissables en vertu du Code pénal.
Parallèlement, le délai de prescription des poursuites sera étendu à 15 ans contre 10 ans pour les rapports sexuels non consentis.
Une disposition supplémentaire a été incluse stipulant qu’un nouvel examen du délai de prescription sera envisagé cinq ans après la mise en œuvre de la révision, en tenant compte d’une enquête à mener pour étudier les défis auxquels sont confrontées les personnes signalant des crimes sexuels.
Bien que les modifications rendent illégales les relations sexuelles avec une personne de moins de 16 ans, quel que soit son consentement, une exception est prévue pour les cas dans lesquels une personne âgée de 17 ans ou plus a des relations sexuelles avec une personne de quatre ans ou moins plus jeune qu’elle.

