La capacité des FDS pourrait être réduite en raison de la pénurie de recrues
Les responsables du gouvernement et de la coalition au pouvoir envisagent de réduire le nombre maximum de membres des Forces d'autodéfense, conformément à la révision cette année de trois documents sur la sécurité nationale.
Cette décision est prise en raison de la diminution attendue de la population globale ainsi que de la pénurie chronique de main-d'œuvre à laquelle les FDS sont confrontées depuis des années en raison d'un déficit de recrutement.
Mais les députés du parti libéral-démocrate au pouvoir, représentant les districts abritant des bases des FDS, devraient opposer une farouche résistance.
L’objectif actuel du SDF est d’environ 247 000 membres maximum, mais au cours de l’exercice 2024, il n’y avait qu’environ 220 000 membres, soit 89,1 % de la capacité.
C'est la première fois depuis l'exercice 1999 que ce chiffre tombe en dessous de 90 pour cent.
Pour faire face à la pénurie, le gouvernement cherche à augmenter les salaires des membres des FDS ainsi qu’à accroître encore l’utilisation des drones et de l’intelligence artificielle pour automatiser les équipements et réduire les besoins en main d’œuvre.
Une autre idée envisagée est de confier aux membres retraités du SDF ou à ceux occupant des postes de bureau les activités de maintenance, de patrouille et de formation afin de permettre aux membres réguliers du SDF de se concentrer sur leurs tâches principales.
Une autre proposition consiste à utiliser davantage les membres de réserve des FDS qui sont désormais appelés au service actif lors de catastrophes naturelles ou qui le seront lorsqu'un conflit militaire éclate.
Les responsables du ministère de la Défense ont pris en compte les chiffres réels du SDF pour l’exercice 2024 et la diminution actuelle de la population générale pour estimer les futures capacités de main-d’œuvre probables.
Cela a conduit à un chiffre d'environ 180 000 pour l'exercice 2035 et d'environ 130 000 pour l'exercice 2045.
Alors que les responsables du ministère déclarent que les niveaux actuels de main-d’œuvre sont irréalistes à moyen et long terme, même les législateurs du PLD affirment qu’une réduction des capacités de main-d’œuvre est inévitable.
L’un des facteurs déterminant les niveaux d’effectifs est l’intégration des quartiers généraux de commandement de niveau intermédiaire pour les trois branches.
En juin 2025, Minoru Kihara, l'actuel secrétaire en chef du cabinet et alors président de la commission de recherche sur la sécurité du PLD, a élaboré une proposition visant à revoir en profondeur les fonctions et les domaines couverts par les quartiers généraux régionaux des trois branches du SDF.
Il a également été noté que la création en mars 2025 du Commandement des opérations conjointes devrait conduire à une structure organisationnelle plus efficace.
D’un autre côté, la fusion et l’intégration des bases des FDS désormais situées dans des zones rurales en perte de population auraient un effet majeur sur l’économie et la communauté locales.
Les gouvernements locaux concernés n’accepteraient probablement aucune mesure qui aurait de tels effets négatifs.
Un ancien ministre de la Défense a déclaré : « Une telle décision n’aurait jamais pu être réalisée dans le passé en raison de l’opposition farouche soulevée par les législateurs des districts où se trouvent les bases. »
Les FDS terrestres n’accepteront probablement pas non plus l’élimination des quartiers généraux de commandement de niveau intermédiaire.
« Il est possible qu'un flux fluide d'ordres vers les niveaux inférieurs ne soit pas possible pendant un conflit militaire », a déclaré un ancien chef du bureau du personnel au sol.
La réduction du nombre de postes de direction ne sera probablement pas non plus bien accueillie par les membres du SDF.
La pénurie de main-d’œuvre dans les forces armées est un problème auquel de nombreux pays sont confrontés.
L'Allemagne envisage de relancer la conscription parce qu'elle n'a pas recruté suffisamment de volontaires pour sa nouvelle structure militaire.
Mais un haut responsable du ministère de la Défense a déclaré que l'instauration d'une conscription militaire au Japon était impensable et qu'il faudrait envisager d'autres moyens de garantir la main-d'œuvre.
Un ancien ministre de la Défense a déclaré que la question des effectifs serait probablement l'une des plus difficiles à obtenir un consensus lors de la révision des trois documents de sécurité nationale, qui décrivent les politiques diplomatiques et de sécurité du Japon.

