Des morceaux de l'épave d'un Osprey donnés aux États-Unis après le crash au large du Japon

Des morceaux de l’épave d’un Osprey donnés aux États-Unis après le crash au large du Japon

Des morceaux de l’épave d’un avion militaire Osprey qui s’est écrasé dans les eaux au large du sud-ouest du Japon ont été remis dimanche à l’armée américaine, ont annoncé les autorités japonaises, alors que les recherches se poursuivaient 24 heures sur 24 pour retrouver sept membres d’équipage portés disparus.

L’épave a été récupérée par un navire du 10e quartier général régional des garde-côtes de la préfecture de Kagoshima et par des pêcheurs de la ville de Yakushima, après que l’avion à rotor basculant s’est écrasé mercredi lors d’un exercice d’entraînement près de la ville insulaire.

La restitution de l’épave conformément à l’accord sur le statut des forces entre le Japon et les États-Unis signifie qu’il sera pratiquement impossible pour le Japon d’enquêter sur la cause de l’accident.

Le seul corps retrouvé dans l’avion a été identifié comme étant celui du sergent d’état-major. Jacob Galliher, un opérateur de soutien direct de 24 ans affecté au 43e Escadron de renseignement, a indiqué le commandement des opérations spéciales de l’US Air Force.

Le commandement a déclaré que l’opération de recherche et de sauvetage menée en collaboration avec les forces de défense et les garde-côtes japonais, ainsi qu’avec des volontaires civils, était en cours et restait une priorité absolue. Il a indiqué que le porte-avions américain Carl Vinson, son aile aérienne et d’autres actifs tels que des véhicules sans pilote et des plongeurs étaient impliqués.

« Notre objectif est de permettre une vaste opération de recherche et de sauvetage en cours, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, tout en prenant soin de la famille et des proches touchés par cet accident », a déclaré le lieutenant-général Tony Bauernfeind, commandant des opérations spéciales de l’armée de l’air, dans un communiqué.

La cause de l’accident fait l’objet d’une enquête. Les balbuzards pêcheurs ont des antécédents d’accidents, notamment d’accidents mortels.

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Le crash du CV-22 de l’US Air Force a entraîné le premier décès jamais enregistré au Japon dans un accident impliquant un Balbuzard pêcheur, ravivant les inquiétudes quant à la sécurité de l’avion.

Le Japon a pour le moment cloué au sol sa propre flotte de balbuzards. Il a également demandé aux États-Unis, son allié en matière de sécurité, de ne pas effectuer de vols Osprey, sauf pour des opérations de recherche et de sauvetage.

Mais la demande a été rejetée par les forces américaines japonaises qui continuent de faire voler toutes leurs variantes d’Osprey, y compris certains MV-22 d’Okinawa, qui participent à la recherche de l’équipage disparu.

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