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Des cours de japonais pourraient être ajoutés dans le cadre du processus d'approbation du visa

Le gouvernement et le Parti libéral-démocrate au pouvoir ont entamé des discussions sur la création d'un programme qui obligerait les étrangers à suivre la langue japonaise et d'autres cours de société dans le cadre du processus de contrôle des visas.

Ce serait fournir aux résidents étrangers vivant à moyen ou long terme au Japon des connaissances sociétales fondamentales, principalement des compétences linguistiques.

L’objectif est de prévenir les conflits entre les résidents étrangers et les communautés locales et de freiner la montée de la xénophobie en faisant de ces leçons une exigence lors de la demande de certains types de visa.

Le gouvernement et le LDP continueront de discuter des détails du nouveau système, provisoirement appelé « programme d’inclusion sociale », y compris les catégories de visa à cibler.

Ils discuteront également de la structure de l'école maternelle proposée, où les enfants étrangers acquerraient des connaissances de base, principalement des compétences en langue japonaise, avant d'entrer dans les écoles japonaises.

En outre, ils envisagent de créer des lignes directrices que les gouvernements locaux pourraient utiliser lors de l'enseignement de la langue japonaise.

L'équipe du projet du LDP, qui travaille à l'amélioration des systèmes pour les résidents étrangers, cherche à inclure ces mesures dans sa proposition à mi-parcours pour le nouveau programme, selon plusieurs sources proches du gouvernement et du LDP.

De nombreux pays européens et les États-Unis disposent de programmes d'inclusion sociale qui exigent que les étrangers possèdent une certaine maîtrise de la langue, ainsi qu'une connaissance des règles et réglementations de chaque société, lorsqu'ils acceptent des immigrants.

D'un autre côté, le gouvernement japonais n'a pas de politique globale, bien qu'il exige la maîtrise de la langue japonaise pour certaines catégories de visa, comme le visa « travailleur qualifié spécifié ».

Dans une proposition en juillet, l'Association nationale des gouverneurs a exhorté le gouvernement central à établir des mesures pour coexister avec les résidents étrangers au Japon.

L'équipe de projet du LDP devrait également inclure dans sa proposition à mi-parcours des mesures visant à identifier les nationalités lors de l'attribution de logements publics ou de logements fournis par l'Agence semi-gouvernementale Urban Renaissance.

L’objectif est de répondre à la forte augmentation du nombre d’enfants étrangers inscrits dans certaines écoles, conséquence du nombre croissant d’étrangers vivant dans des logements sociaux.

Cette mesure vise également à prévenir un usage abusif du système d'aide publique par les étrangers, qui garantit un niveau de vie minimum aux ménages à faibles revenus. Cela se ferait en identifiant les nationalités et les types de visa des utilisateurs grâce aux cartes d'identification nationales My Number.