Qui est le président du japon ?
Une erreur d’appellation
Avant de vous présenter l’identité du « président du Japon », il est primordial de faire une éclaircie. Il semble, en effet, qu’il y ait un malentendu sémantique dans la question posée. Le Japon ne fonctionne pas selon un système présidentiel, mais bien monarchique. Oui, vous avez bien lu. La terre du soleil levant est l’une des plus anciennes monarchies existantes dans le monde – la Monarchie du Chrysanthème.
Donc, pour le dire simplement, il n’y a pas de « président » du Japon à proprement parler. Au lieu de cela, le Japon est régi par un empereur et un Premier ministre. L’empereur actuel, après l’abdication de son père Akihito en 2019, est l’empereur Naruhito. Mais l’empereur a un rôle largement cérémonial, tandis que c’est le Premier ministre qui gère les affaires du gouvernement.
Yoshihide Suga, le Premier ministre en place
Dévoilons donc l’identité de ce dirigeant clé : Yoshihide Suga. Suga a succédé à Shinzo Abe en septembre 2020, après que ce dernier a démissionné pour des raisons de santé. Avant d’assumer la fonction de Premier ministre, Suga a servi en tant que Chef de Cabinet de Shinzo Abe pendant près de huit ans, un rôle considéré comme le second en importance après celui de Premier ministre.
Né en 1948 dans une famille d’agriculteurs de l’Akita rural, Suga a gravi les échelons de la politique japonaise avec une détermination stoïque. Gymnaste à l’université, c’est un homme qui connaît la valeur de la persévérance et de l’effort constant.
Un parcours impressionnant
Suga a quitté son domicile rural à 18 ans pour la grande ville de Tokyo. Il a travaillé dans une usine de carton et a ensuite vendu des appartements pour payer ses frais de scolarité à l’Université Hosei. Après avoir obtenu son diplôme, Suga a décidé de se lancer en politique.
Il a commencé sa carrière en tant que secrétaire d’un membre du parlement avant de se faire élire à l’assemblée de la ville de Yokohama en 1987. Suga a finalement été élu à la Chambre des représentants du Japon en 1996. Ses antécédents humbles et son ascension acharnée lui ont valu une réputation de dur labeur et de praticien pragmatique.
Un dirigeant atypique
Contrairement à beaucoup de politiciens japonais, Suga ne provient pas d’une famille politique et n’a pas fréquenté les universités d’élite du pays. C’est une anomalie dans le paysage politique japonais, où les politiciens sont souvent issus de familles politiques de longue date et sont préparés à des carrières de haut niveau dès leur jeunesse.
Suga, cependant, a construit sa carrière politique en gagnant le respect de ses pairs à travers son dévouement et son application à la tâche. Il est connu pour se lever à 5h du matin pour commencer son régime d’exercice quotidien et n’a jamais hésité à prendre des décisions impopulaires si elles servaient le meilleur intérêt du pays.
A l’aune d’un nouveau mandat
Alors que Yoshihide Suga se dirige vers la possibilité d’un nouveau mandat en tant que Premier ministre, de nombreux défis l’attendent. La gestion de la pandémie de COVID-19, l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo prévus pour cet été, et la préservation de la troisième plus grande économie du monde sont autant de tâches qui incombent à ce dirigeant issu d’une modeste ascendance rurale.
Nul ne sait ce qu’apportera l’avenir pour le Premier ministre Yoshihide Suga, mais une chose est certaine – il continuera de travailler dur et de faire preuve de détermination, des caractéristiques qui ont été le fil conducteur de sa vie et de sa carrière.

