Les dirigeants japonais et cambodgiens s'engagent à renforcer leur coopération en matière de sécurité

Les dirigeants japonais et cambodgiens s’engagent à renforcer leur coopération en matière de sécurité

Le Premier ministre japonais Fumio Kishida et son homologue cambodgien Hun Manet ont convenu lundi de renforcer leur coopération en matière de sécurité, au moment où la Chine renforce sa présence militaire dans les eaux faisant face à l’Asie du Sud-Est.

L’accord est intervenu alors que certains membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est et le Japon ont des revendications territoriales qui se chevauchent avec la Chine dans les mers de Chine méridionale et orientale, bien que le Cambodge, non contestataire, entretienne des relations économiques et diplomatiques étroites avec Pékin.

Lors d’une réunion à Tokyo, tenue dimanche après le sommet spécial Japon-ASEAN marquant 50 ans d’amitié et de coopération, les deux dirigeants ont confirmé que leurs pays lanceraient un dialogue au niveau des vice-ministres de la Défense, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.

Kishida a déclaré que les relations bilatérales se sont étendues à divers domaines, notamment le projet de déminage en Ukraine dans le contexte de l’invasion russe en cours.

Hun Manet, qui effectue son premier voyage au Japon depuis son entrée en fonction en août, a déclaré qu’il travaillerait avec Kishida en faveur de la paix et de la stabilité dans la région, selon le ministère.

Parallèlement aux discussions, le Japon et le Cambodge ont également échangé sept documents liés à leur partenariat dans des domaines tels que le numérique et les énergies renouvelables, a indiqué le ministère.

Kishida a conclu samedi une série de réunions bilatérales de trois jours avec les dirigeants de l’ASEAN, qui se sont rendus au Japon pour assister au sommet spécial.

Alors que Pékin affirme sa souveraineté sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale et construit rapidement des îles artificielles dotées d’infrastructures militaires, le point central de la coopération Japon-ASEAN s’est déplacé ces dernières années des affaires vers la sécurité.

Parallèlement, en mer de Chine orientale, des navires chinois ont pénétré à plusieurs reprises dans les eaux proches des îles Senkaku, contrôlées par Tokyo mais revendiquées par Pékin. Le groupe d’îlots inhabités est appelé Diaoyu en Chine.