Le PLD approuve un changement majeur pour autoriser les exportations d'armes meurtrières
Le 25 février, un panel du Parti libéral-démocrate a approuvé un changement radical de politique qui permettra l'exportation d'armes meurtrières vers des pays tiers.
La Commission de recherche sur la sécurité a compilé ses recommandations pour réviser les lignes directrices de mise en œuvre des Trois principes sur le transfert d'équipements et de technologies de défense.
La limitation actuelle des exportations d'équipements de défense aux cinq catégories de sauvetage, de transport, d'alerte, de surveillance et de déminage a été supprimée.
De plus, toutes les armes développées conjointement avec d’autres pays peuvent désormais être exportées vers des pays tiers.
Les exportations vers des pays engagés dans une guerre seraient également autorisées si le gouvernement décidait que des circonstances particulières le justifiaient.
Une proposition de la coalition au pouvoir sera soumise au gouvernement, et les changements pourront être mis en œuvre via des procédures de révision au sein du gouvernement et l'approbation de la Diète n'est pas nécessaire.
Les équipements de défense seront largement divisés en armes et non-armes afin de différencier les conditions d'exportation, bien que les exportations des deux catégories soient possibles.
Les exportations d'armes ne seront autorisées que vers les 17 pays avec lesquels le Japon a signé des accords de transfert d'équipements de défense.
Les recommandations du LDP ne contenaient aucune mention de limites aux exportations. Le gouvernement avait envisagé d'exiger l'approbation du Cabinet pour certains types d'armes, mais le panel du LDP ne voyait pas la nécessité d'une telle restriction.
Les recommandations appelaient le gouvernement à envisager d'améliorer les explications sur les futures exportations vers la Diète et le public, mais aucune mesure spécifique n'était incluse concernant l'implication de la Diète dans le processus.
Pour les premières exportations d’armes, le Conseil de sécurité nationale examinera, comme dans les cas précédents, si ces exportations sont appropriées.

