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Le Japon annule le préavis d'expulsion adressé aux avocats des étrangers

TOKYO – Le gouvernement japonais a mis fin à une pratique consistant à avertir les avocats représentant les ressortissants étrangers, en principe deux mois avant leur expulsion, un système introduit en 2010 dans le cadre d'un accord avec un barreau.

En rendant la décision effective le 1er février, l'Agence des services d'immigration a cité des cas dans lesquels des étrangers avaient disparu à la suite des avis d'expulsion. Le barreau a protesté contre cette décision, arguant qu'elle viole le droit des étrangers à un procès pour avoir exigé le retrait des arrêtés d'expulsion.

Le système de notification a été lancé pour faciliter les préparatifs de la défense, car les ressortissants étrangers entrés ou restés illégalement dans le pays intentent souvent des poursuites ou intentent d'autres actions en justice visant à empêcher leur rapatriement.

Les ressortissants étrangers soumis à la notification étaient des personnes qui ont été expulsées de force par des agents d'escorte, avec 249 cas survenus en 2024, selon l'agence.

Les avocats qui ont demandé des notifications ont été informés, avec environ 50 notifications émises par le seul bureau régional des services d'immigration de Tokyo en 2025.

Cependant, depuis 2019, au moins sept personnes ont temporairement disparu après l’envoi de notifications. Les manifestations qui ont coïncidé avec les rapatriements prévus ont également perturbé les opérations de l'agence.

L'agence a eu des discussions avec la Fédération japonaise des associations du barreau en juillet 2025, mais n'est pas parvenue à une résolution, informant l'association en janvier qu'elle mettrait fin au préavis de deux mois avant la pratique d'expulsion.

L'agence continuera d'informer les étrangers que leur expulsion sera différée d'un mois après que la décision soit prise, leur permettant ainsi d'intenter une action en justice pendant ce temps, garantissant que la suppression des notifications aux avocats ne viole pas leur droit à un procès.

À la fin du mois dernier, la fédération des barreaux a publié une déclaration critiquant cette décision comme étant « une mesure unilatérale dépourvue d'examen fondé sur les faits et de consultations sincères entre les parties impliquées ».

Le communiqué indique également que le simple fait d'informer les ressortissants étrangers ne permettrait pas de préciser le moment exact de l'expulsion et que le délai de grâce est trop court pour laisser suffisamment de temps pour demander une réparation judiciaire.

Cette suppression fait partie de la politique du gouvernement visant à renforcer les mesures à l'égard des étrangers, l'agence prévoyant de doubler le nombre d'expulsions avec escortes officielles de 2024 à 2027.