Le gouvernement japonais va contourner le gouverneur d’Okinawa et approuver le transfert de la base américaine
Le gouvernement japonais s’apprête à approuver la semaine prochaine un plan modifié de travaux de décharge visant à déplacer une base américaine clé à Okinawa, en contournant le gouvernement local, qui semble prêt à défier une ordonnance du tribunal exigeant l’approbation, ont déclaré samedi des sources proches du dossier.
Le ministre des Terres, Tetsuo Saito, est sur le point d’approuver le plan par procuration jeudi, ce qui sera la première mesure de ce type prise par le gouvernement central au nom d’un gouvernement local, ont indiqué des sources du gouvernement central.
La section de Naha de la Haute Cour de Fukuoka a déclaré mercredi que le gouverneur d’Okinawa, Denny Tamaki, devait approuver le plan d’ici lundi, car un refus d’approuver le projet constitue une violation de la loi et il serait difficile de rectifier la situation autrement que par l’approbation du projet. Procuration.
Le gouvernement d’Okinawa est dans les dernières étapes des délibérations pour suspendre l’approbation du plan au-delà de la date limite, une décision formelle étant attendue lundi, selon des sources gouvernementales préfectorales.
Les modifications consistent à renforcer le sol meuble de la zone côtière de Henoko à Nago, le site de relocalisation de la base aérienne du Corps des Marines des États-Unis à Futenma, désormais située dans la région densément peuplée de Ginowan.
Si le gouvernement d’Okinawa n’approuve pas le plan, Saito peut l’approuver à la place de Tamaki après en avoir informé le gouverneur en vertu de la loi sur l’autonomie locale.
Le Bureau de la Défense d’Okinawa du ministère de la Défense prévoit de commencer la construction du côté de la baie d’Oura, dont le sol est meuble, à la mi-janvier.
Le gouvernement local envisage de faire appel à la Cour suprême, ce qu’il doit faire d’ici mercredi, même s’il ne peut pas interrompre les travaux sur le site à moins que le tribunal suprême n’annule la décision du tribunal inférieur.
Si la décision est annulée, Tamaki aura trois mois pour annuler l’approbation.
Rejeter ce projet était l’une des promesses de campagne de Tamaki lorsqu’il s’était présenté à la réélection l’année dernière, face à une forte opposition de la population locale, qui souhaite que la base soit complètement retirée d’Okinawa.

