Le chef de la CPI, Akane, s’engage à poursuivre son travail quoi qu’il arrive malgré les sanctions américaines
Tomoko Akane, présidente de la Cour pénale internationale, a promis dimanche qu’elle continuerait à faire son travail, malgré l’administration du président américain Donald Trump qui lui a imposé des sanctions, ainsi qu’à d’autres responsables de l’instance judiciaire basée à La Haye.
Apparaissant en ligne lors d’un événement à Tokyo, Akane a déclaré qu’elle restait ferme dans sa conviction quoi qu’il arrive. Elle fait partie des juges de la CPI visés par les sanctions américaines qui gèlent les avoirs aux États-Unis, Washington accusant la CPI d’empiéter sur la souveraineté des États.
Akane, le premier ressortissant japonais à diriger la CPI, a décrit les mesures punitives comme une menace pour les juges et pour le principe de neutralité.
L’administration Trump s’est fermement opposée aux enquêtes de la CPI sur les crimes de guerre présumés commis par le personnel militaire américain.
Akane a également exhorté le Japon à jouer un rôle proactif dans les efforts visant à coopérer avec de nombreux pays et à poursuivre les crimes graves.
Le Premier ministre Sanae Takaichi a déclaré que les sanctions étaient « incompatibles » avec l’engagement de son pays en faveur de l’État de droit.

