La Russie renforcera la surveillance des produits de la mer lors de la libération de l’eau de Fukushima
L’agence russe de protection des consommateurs a annoncé vendredi qu’elle renforcerait la surveillance des importations de poisson et d’autres produits marins japonais, dans un contexte d’inquiétude concernant le rejet prévu dans la mer d’eau radioactive traitée de la centrale nucléaire de Fukushima.
L’annonce est intervenue après que l’Agence internationale de l’énergie atomique a récemment conclu que le projet du Japon de rejeter l’eau cet été est « conforme » aux normes de sécurité internationales et aurait « un impact radiologique négligeable sur les personnes et l’environnement ».
L’agence russe a toutefois donné des instructions pour renforcer les contrôles sanitaires et de quarantaine « pour empêcher les bioressources aquatiques et les aliments qui en sont produits au Japon, y compris le poisson, les produits de la pêche, les fruits de mer, etc., avec une concentration plus élevée de radionucléides de s’écouler sur le territoire », selon l’agence de presse Interfax.
Actuellement, l’importation de produits alimentaires en provenance du Japon est autorisée s’ils sont accompagnés d’une déclaration des autorités japonaises indiquant que les concentrations de substances radioactives sont inférieures aux lois applicables. Un certificat de teneur en césium radioactif doit être joint à la déclaration, selon l’agence de presse.
La Russie et la Chine ont exprimé leur inquiétude quant à l’impact potentiel sur l’environnement du rejet de l’eau du complexe nucléaire de Fukushima Daiichi situé sur la côte Pacifique, qui a subi des fusions du cœur du réacteur à la suite du tremblement de terre et du tsunami de mars 2011.
Des quantités massives d’eau radioactive ont été générées lors du processus de refroidissement du combustible fondu du réacteur du complexe.
L’eau est traitée dans une installation de traitement pour éliminer la plupart des contaminants, à l’exception du tritium, et stockée dans des réservoirs sur place. Mais les réservoirs approchent de leur capacité maximale, ce qui fait craindre que l’accumulation continue d’eau n’entrave le démantèlement des réacteurs de la centrale à moins qu’elle ne soit déversée dans la mer.

