La décision d’indemnisation des « femmes de réconfort » finalisée (ministère sud-coréen)
Une récente décision d’un tribunal sud-coréen en faveur d’anciennes « femmes de réconfort » demandant réparation auprès du gouvernement japonais a été finalisée samedi, le Japon n’ayant pas fait appel devant la Cour suprême, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
En novembre, la Haute Cour de Séoul a annulé une décision d’un tribunal inférieur de 2021 qui avait rejeté l’affaire au motif de « l’immunité souveraine », un concept du droit international selon lequel un État est à l’abri de la juridiction d’un tribunal d’un autre pays.
Le gouvernement japonais n’a exprimé aucune intention de se conformer à l’ordre de paiement. Les plaignants devraient demander des excuses et une compensation au Japon avant de recourir à une procédure judiciaire obligatoire.
Le Japon a déclaré que tous les problèmes découlant de sa colonisation de la péninsule coréenne entre 1910 et 1945 avaient été réglés « complètement et définitivement » dans le cadre d’un accord bilatéral de 1965 et qu’un accord de 2015 avait résolu la question des femmes de réconfort.
Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que la Corée du Sud « poursuivra ses efforts pour restaurer l’honneur et la dignité des femmes de réconfort victimes tout en travaillant à une coopération tournée vers l’avenir » avec le Japon.
Les plaignants réclament une compensation au Japon pour le traitement réservé aux femmes dans les bordels militaires en temps de guerre.

