25 suspects japonais expulsés du Cambodge arrêtés pour escroquerie téléphonique

25 suspects japonais expulsés du Cambodge arrêtés pour escroquerie téléphonique

Vingt-cinq Japonais ont été arrêtés mercredi pour avoir prétendument mené une opération d’escroquerie téléphonique depuis Phnom Penh contre des personnes à travers le Japon après leur expulsion du Cambodge.

Les suspects, âgés de 20 à 42 ans et arrêtés alors qu’ils étaient à bord d’un vol à destination de l’aéroport Haneda de Tokyo, auraient escroqué au moins 240 millions de yens (1,6 million de dollars) à leurs victimes, selon des sources d’enquête.

Les allégations contre le groupe incluent l’appel d’une femme dans la soixantaine à Hokkaido, dans le nord du Japon, vers le mois d’août, affirmant qu’elle avait obtenu le droit d’emménager dans une maison de retraite, puis lui escroquant 450 000 yens en espèces. Elle a également été dupée de 50 000 yens en monnaie électronique sous prétexte de résoudre un différend concernant son transfert.

Les autorités cambodgiennes ont perquisitionné un appartement à Phnom Penh en septembre, arrêtant les 25 personnes et confisquant leurs appareils, dont des dizaines de téléphones portables et d’ordinateurs.

Trois suspects japonais ont échappé au raid et auraient fui vers la Thaïlande voisine, selon des sources d’enquête locales.

La police thaïlandaise a déclaré mercredi avoir arrêté quatre hommes, deux Japonais et deux Taïwanais, pour avoir prétendument mené des escroqueries téléphoniques similaires depuis Bangkok.

La police a saisi des téléphones portables, des ordinateurs et des manuels permettant d’escroquer des Japonais par téléphone dans une maison de la capitale thaïlandaise, et a déclaré que davantage de personnes étaient soupçonnées d’être impliquées dans cette escroquerie.

Les hommes taïwanais seraient les principaux coupables de l’escroquerie opérée depuis la maison, a indiqué la police. Les ressortissants japonais, âgés de 41 et 49 ans, étaient employés par des Taïwanais et sont entrés en Thaïlande en octobre.

Les quatre hommes se seraient fait passer pour des employés de banque ou des policiers, incitant des individus au Japon à transférer des fonds vers des comptes bancaires désignés, notamment en faisant de fausses déclarations concernant leurs dettes.