3 anciens soldats des FDS plaident non coupables dans une affaire d'infraction sexuelle très médiatisée

3 anciens soldats des FDS plaident non coupables dans une affaire d’infraction sexuelle très médiatisée

Trois anciens membres de la Force terrestre d’autodéfense du Japon ont plaidé non coupables d’accusations d’indécence sexuelle contre une subordonnée en 2021 lors de la première audience de leur procès jeudi.

L’affaire a attiré l’attention du public car la victime, Rina Gonoi, 23 ans, a fait l’année dernière la rare décision de se manifester pour dénoncer les infractions sexuelles alors qu’elle était membre du GSDF. Cela a incité le ministère de la Défense à les licencier et à redoubler d’efforts pour résoudre les problèmes de harcèlement.

Au tribunal de district de Fukushima, les trois anciens sergents du GSDF – Shutaro Shibuya, Akito Sekine et Yusuke Kimezawa – ont affirmé qu’ils n’avaient pas pressé le bas de leur corps contre Gonoi dans un centre de formation à Hokkaido en août 2021, niant les accusations d’indécence par contrainte.

Selon l’acte d’accusation, tout en mangeant et en buvant avec d’autres, les trois ont utilisé des mouvements d’arts martiaux pour positionner avec force Gonoi face visible sur un lit. Ils sont ensuite montés sur elle, pressant leurs corps contre le sien.

Gonoi, qui servait dans une unité du Camp Koriyama dans la préfecture de Fukushima mais a quitté le GSDF en juin de l’année dernière, était présent à l’audience de jeudi.

« J’ai encore des flashbacks de l’agression, et je ne peux tout simplement plus faire de judo maintenant, ce que j’ai adoré », a-t-elle déclaré au tribunal sous l’interrogatoire des procureurs.

L’affaire avait pris une série de rebondissements avant le procès.

Les trois hommes ont été renvoyés devant les procureurs par l’unité de police du GSDF en janvier de l’année dernière pour indécence présumée, mais n’ont pas été détenus. Par la suite, les charges ont été abandonnées faute de motifs de suspicion suffisants.

Cependant, l’affaire a été rouverte sur la base d’une décision d’un panel indépendant de citoyens chargé d’examiner les décisions des procureurs en septembre.

Les trois hommes ont ensuite été inculpés sans arrestation par les procureurs de Fukushima en mars de cette année.

Après avoir démissionné du GSDF en juin 2022, Gonoi a lancé une campagne en ligne en utilisant son vrai nom pour sensibiliser au harcèlement qu’elle avait subi, culminant en août lorsqu’elle a présenté au ministère de la Défense une pétition contenant plus de 100 000 signatures, appelant à une enquête approfondie. dans l’affaire.

Le ministère a présenté ses excuses à Gonoi, reconnaissant le harcèlement sexuel qu’elle a subi entre l’automne 2020 et août 2021. Au total, cinq membres du GSDF, dont les trois accusés, ont fait l’objet de sanctions disciplinaires.

En janvier de cette année, Gonoi a intenté une action en dommages-intérêts distincte auprès du tribunal de district de Yokohama contre les cinq et l’État. Quatre des hommes, dont les trois accusés dans l’affaire en cours, ont exprimé leur intention de contester le procès.