Le Japon vise à exempter 25 domaines technologiques sensibles à la sécurité de la divulgation

Le Japon vise à exempter 25 domaines technologiques sensibles à la sécurité de la divulgation

Le gouvernement japonais veut exempter la divulgation d’informations sur des éléments technologiques brevetés dans 25 secteurs, tels que ceux pour le vol hypersonique et furtif, afin de renforcer la sécurité économique du pays, ont annoncé lundi des responsables.

Dans un projet de plan présenté lors d’une réunion d’experts, le gouvernement a également décrit les types de projets d’infrastructure qu’il examinera dans 14 secteurs clés, y compris l’industrie des services publics, pour renforcer sa réponse aux cyberattaques.

Le gouvernement vise à mettre en œuvre les mesures, sur la base de la loi de promotion de la sécurité économique promulguée en mai de l’année dernière, vers le printemps 2024, après avoir sollicité les commentaires du public et les avoir formalisés lors d’une réunion du Cabinet.

La loi vise à faire face à l’intensification de la concurrence mondiale dans le secteur de la haute technologie, en particulier avec la Chine, et à l’évolution rapide de l’environnement de sécurité en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Les technologies brevetées dans les 25 domaines désignés couvriront également des éléments tels que les techniques de séparation isotopique de l’uranium et du plutonium dans le secteur nucléaire, ainsi que celles utilisées dans les armes à impulsions électromagnétiques ou les systèmes de défense antimissile.

Le gouvernement envisagera d’indemniser les titulaires de brevets lorsque leurs technologies seront désignées pour être protégées, selon les responsables.

En vertu de la loi, ceux qui divulguent des informations de brevet non divulguées protégées par le nouveau plan pourraient être passibles de sanctions, y compris une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans.

En outre, sur la base de la loi, le gouvernement japonais a désigné en décembre 11 domaines clés, dont les semi-conducteurs, les batteries et les terres rares, comme matériaux critiques devant être sécurisés de manière stable même en cas d’urgence.

La loi comprend quatre piliers : garantir un approvisionnement stable en biens importants, soutenir le développement de technologies clés, filtrer les projets d’infrastructure de base et empêcher le public de voir certains brevets liés à des technologies sensibles.