Le Japon se prépare à ajouter des fonctions de transport aux visas qualifiés en cas de pénurie

Le Japon se prépare à ajouter des fonctions de transport aux visas qualifiés en cas de pénurie

Le Japon se prépare à ajouter quatre secteurs, dont l’industrie des transports, à son visa de travailleur qualifié étranger, accordant jusqu’à cinq ans de droits de travail, ont indiqué dimanche des sources gouvernementales, sur fond de craintes de pénurie de chauffeurs.

Cette décision porterait à 16 le nombre d’industries éligibles au visa de travailleur qualifié spécifié n° 1, les secteurs du transport routier, des chemins de fer, de la foresterie et du bois étant en cours d’examen, marquant la première expansion depuis l’introduction du système en 2019.

Les ministères concernés sous le gouvernement du Premier ministre Fumio Kishida coopèrent en vue de prendre une décision sur leur inclusion dans le visa n°1 au cours de l’exercice en cours, qui se terminera le 31 mars, ont indiqué les sources.

Les besoins du Japon en main-d’œuvre étrangère ont augmenté en partie à cause de la baisse du taux de natalité. Des pénuries prononcées dans les secteurs du transport et de la logistique suscitent également des inquiétudes lorsque de nouvelles règles relatives aux heures supplémentaires des conducteurs entreront en vigueur en avril, dans ce que l’on appelle le « problème de 2024 ».

Pour aider à atténuer le problème, des postes tels que ceux de chauffeurs de bus, de taxi et de camion devraient devenir éligibles, tandis que le gouvernement a reçu des demandes de l’industrie ferroviaire pour que les postes liés à la fabrication, à la conduite et aux gares soient inclus, ont indiqué les sources.

Les étrangers titulaires du visa n°1 doivent avoir réussi un test démontrant des compétences professionnelles et linguistiques en japonais leur permettant de travailler immédiatement. Le visa n°2 permet des renouvellements illimités et permet aux travailleurs d’amener leurs enfants et leur conjoint au Japon.

Dans le cadre de ses efforts pour attirer davantage de main-d’œuvre étrangère, le gouvernement japonais a élargi l’année dernière le nombre d’industries couvertes par le visa n°2 de deux à 11, ce qui constitue un changement majeur dans la politique d’immigration restrictive du pays.

Toutefois, l’adoption de ces programmes est en deçà des attentes du gouvernement. Au moment de l’établissement des visas en avril 2019, on prévoyait un maximum de 345 150 titulaires d’ici mars 2024.

Mais fin novembre de l’année dernière, quelque 200 000 personnes détenaient le visa n°1, tandis que 29 seulement possédaient le statut n°2, selon les données de l’agence de l’immigration.