Le Parti communiste japonais nomme sa première femme à la tête du Parti communiste japonais
Le Parti communiste japonais a nommé jeudi la chef politique Tomoko Tamura comme nouvelle présidente, faisant d’elle la première femme à prendre la tête du parti.
Tamura remplace Kazuo Shii, qui dirigeait le parti depuis novembre 2000. La nomination a été approuvée le dernier jour du congrès du parti de quatre jours tenu à Atami, dans la préfecture de Shizuoka, au centre du Japon.
Tamura, une législatrice de 58 ans de la Chambre des conseillers élue au Parlement en 2010, est devenue la première femme chef politique du parti lors du précédent congrès en 2020.
Shii, qui deviendra président du Comité central du PCJ, a été nommé le plus jeune chef du secrétariat du PCJ en 1990 et a longtemps joué un rôle clé. Mais les appels se multiplient en faveur d’une nouvelle génération de dirigeants, selon les experts politiques.
Shii, un législateur de la Chambre des représentants, a fait l’objet d’un examen minutieux l’année dernière, lorsque le JCP a exclu deux membres du parti qui critiquaient ouvertement sa domination de longue date et appelaient à un système d’élection à la direction.
Pendant ce temps, Tetsuzo Fuwa, ancien chef du PCJ, a pris sa retraite du comité central et est devenu directeur exécutif honoraire sans droit de décision.
Connu comme le « pilier théorique » du PCJ, cet homme de 93 ans a été chef du parti à deux reprises entre 1982 et 1987 puis entre 1989 et 2000, avant de devenir président du Comité central.

