L’ambassadeur du Japon rencontre pour la première fois un citoyen détenu en Chine pour espionnage
L’ambassadeur du Japon en Chine, Hideo Tarumi, a rencontré mardi pour la première fois un haut employé d’Astellas Pharma Inc. qui a été officiellement arrêté par les autorités de Pékin le mois dernier pour suspicion d’espionnage, a déclaré un responsable du gouvernement japonais.
L’homme d’une cinquantaine d’années, détenu depuis mars, n’a aucun problème de santé, a ajouté le responsable. La réunion a eu lieu juste avant que Tarumi ne termine son mandat en Chine, l’ambassadeur du Japon en Indonésie Kenji Kanasugi devant le remplacer le mois prochain.
Il s’agissait du huitième accès accordé à cet homme, seul le personnel de l’ambassade japonaise ayant été autorisé à le voir avant la première rencontre de Tarumi.
Le gouvernement japonais a exhorté à plusieurs reprises Pékin à libérer l’homme d’affaires le plus rapidement possible et lui a apporté, ainsi qu’à sa famille, son soutien. Le Premier ministre Fumio Kishida a réitéré son appel à la libération de l’homme lors d’un sommet avec le président chinois Xi Jinping à San Francisco au début du mois.
L’homme, qui était auparavant haut fonctionnaire de la Chambre japonaise de commerce et d’industrie en Chine, a été arrêté juste avant son retour prévu au Japon. Les détails de la manière dont il a pu violer la loi sur le contre-espionnage et le code pénal chinois restent inconnus.
Depuis que la loi chinoise contre-espionnage est entrée en vigueur en novembre 2014, 17 citoyens japonais, dont l’employé d’Astellas, ont été arrêtés pour implication présumée dans des activités d’espionnage. Cinq restent en détention, selon le gouvernement japonais.

