Trois ministres asiatiques des Affaires étrangères discutent de la préparation du sommet et de la Corée du Nord
Les principaux diplomates du Japon, de la Corée du Sud et de la Chine ont tenu dimanche à Busan leurs premières discussions trilatérales en personne depuis quatre ans pour discuter des préparatifs d’un sommet des dirigeants et de la coopération face au récent lancement d’un satellite espion par la Corée du Nord.
La pandémie de COVID-19 et les relations bilatérales tendues en raison de désaccords historiques et territoriaux ont empêché les trois pays de tenir des pourparlers depuis le dernier sommet des dirigeants en décembre 2019 et une réunion directe des ministres des Affaires étrangères en août de la même année, tous deux en Chine.
La ministre japonaise des Affaires étrangères, Yoko Kamikawa, a salué la reprise du processus trilatéral, déclarant dans son discours d’ouverture : « J’aimerais que cette réunion soit l’occasion de relancer notre coopération tripartite ». Elle s’est dite prête à discuter avec ses homologues sud-coréens et chinois des modalités d’un sommet trilatéral.
La réunion a eu lieu quelques jours après le lancement d’un satellite par Pyongyang utilisant une technologie de missile balistique interdite, qui a déclenché la condamnation du Japon et de la Corée du Sud. La Chine, qui exerce une influence économique significative sur la Corée du Nord, n’a pas critiqué ce lancement.
Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Park Jin a déclaré que la stabilité dans la péninsule coréenne était « une condition préalable à la paix et à la prospérité » de la région, exprimant son souhait de discuter de la coopération pour résoudre le problème nucléaire de la Corée du Nord.
Le plus haut diplomate chinois, Wang Yi, a souligné la nécessité pour les trois puissances asiatiques de jouer un rôle dans la promotion du développement régional. Il a déclaré que Pékin était prêt à travailler avec Tokyo et Séoul pour remettre la coopération tripartite sur la bonne voie et rechercher son développement sain et stable.
Les ministres ont prononcé le discours d’ouverture en présence de journalistes. La Corée du Sud, qui assure la présidence tournante du cadre trilatéral, cherche à organiser un sommet des dirigeants d’ici la fin de cette année.
Avant les pourparlers ministériels à trois, le Global Times, un tabloïd affilié au Parti communiste au pouvoir en Chine, a exprimé sa prudence dans son éditorial samedi quant au renforcement des liens de sécurité entre les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud et a appelé Tokyo et Séoul à faire preuve de prudence. « plus d’autonomie stratégique ».

