Le Japon réprime les taxis illégaux alors que le boom du tourisme stimule la demande

Le Japon réprime les taxis illégaux alors que le boom du tourisme stimule la demande

Les autorités japonaises renforcent la surveillance des taxis sans permis à l’aéroport de Narita, près de Tokyo, alors que l’augmentation du nombre d’arrivées augmente la demande de transport vers la capitale.

Les responsables du ministère des Transports ont distribué des centaines de dépliants indiquant : « Attention ! Les taxis sans permis sont illégaux et dangereux ! » en anglais et en chinois aux visiteurs internationaux arrivant début novembre à l’aéroport de la préfecture de Chiba.

Les dépliants invitent les gens à vérifier la couleur des plaques d’immatriculation des véhicules, car les taxis agréés ont des plaques vertes ou des plaques avec des cadres verts. Les taxis sans permis portent les plaques blanches des véhicules privés.

Il prévient également que les passagers pourraient ne pas être couverts par une assurance s’ils se blessent alors qu’ils voyagent dans un taxi non autorisé.

« Pour garantir la sécurité des voyages, nous voulons que les voyageurs utilisent des taxis (autorisés) et des véhicules de location bien gérés », a déclaré Mitsuteru Yanase, chef de la succursale de Chiba du ministère des Transports.

Contrairement à l’étranger où les opérateurs de covoiturage, notamment Uber Technologies Inc. et Grab Holdings Inc., sont largement utilisés, le Japon interdit en principe les services qui permettent aux conducteurs de véhicules privés de servir de taxis non officiels.

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Uber et d’autres applications sont disponibles au Japon, mais elles ne peuvent être utilisées que pour appeler des taxis agréés.

Cependant, dans un contexte de pénurie aiguë de chauffeurs de taxi dans les zones rurales et les lieux touristiques, les appels à l’ouverture du marché se sont récemment multipliés au sein du Parti libéral-démocrate au pouvoir, notamment de la part de l’ancien Premier ministre Yoshihide Suga.

Le Premier ministre Fumio Kishida a également exprimé en octobre sa volonté de résoudre le problème et s’est engagé à discuter de l’autorisation du fonctionnement des services de covoiturage.

Mais le ministère des Transports se montre prudent et le secteur des taxis reste opposé à l’introduction de services concurrents, invoquant des problèmes de sécurité liés à l’absence de règles définissant qui serait responsable de l’entretien des véhicules et du contrôle de la santé des conducteurs.